Un Astrocroiseur Lanceur de Torpilles nommé…

Thomas C. Durand

Écrivain

Un Astrocroiseur Lanceur de Torpilles nommé…

25 septembre 2014 | Divers, Sortie

UeT Logo - Opus 3

 

Si l’Entrecrise du capitaine Braddock s’appelle ainsi, cela ne peut pas être uniquement à cause d’un clin d’oeil appuyé de l’auteur envers l’illustre ancêtre télévisuel des Space Opera qu’est Star Trek. Il faut qu’il y ait une autre raison, une raison interne au récit.

Comme je veux vous éviter d ‘avoir à attendre une durée indéterminée avant la sortie du roman « Le Paradigme Perdu » , je vous livre en exclusivité l’extrait qui répond à cette question brûlante. Le capitaine est sur le point de monter à bord de son navire amarré dans un spatiodock…

« Tout en marchant, il admira le flanc du vaisseau sur lequel figurait, en lettres immenses, le nom de l’Entrecrise. On lui avait une fois au moins expliqué l’origine de ce nom. Braddock n’accordait pas beaucoup d’importance à l’étymologie ni aux multiples sens que prennent certains mots, broutilles qu’il laissait aux diplomates et autres lâches qui se défendent avec des phrases. L’une de ses citations favorites disait que l’orthographe est la science des ignorants, et il ne manquait jamais de l’utiliser dès qu’il suspectait que quelqu’un voulait corriger ce qu’il venait de dire.
Selon cette histoire qu’il avait oubliée sans prendre le temps de se demander si elle était vraisemblable, l’Entrecrise aurait dû s’appeler Entrecroise, du néolatin intercruise employé pour qualifier les voyages intersidéraux. Mais la terrible crise économique de la fin des années 3900 avait obligé les concepteurs à revoir à la baisse l’ampleur du projet. Dans sa version corrigée l’Entrecroise perdait huit ponts, et trente mètres de longueur. Pour conserver les proportions, jugées parfaites, du nom gravé sur le flanc du vaisseau, il avait fallu se débarrasser du O, ce qui avait été aisé, puisque tous les officiers de la Fédéflotte avaient le même avis que Braddock sur l’importance des mots. »

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Un parfum des années 1980

13 septembre 2014 | Événement

Chanson Fédéflotte

 

Il y avait en ce temps là des programmes Jeunesse calibrés pour nous faire acheter les produits Hasbro, Mattel, Ravensburger, des pâtes à tartiner et tout un tas de saloperies à manger au goûter.
On y diffusait sans complexe des tronçons de Goldorak, de Jayce et les Conquérants de la Lumière ou de Ken le Survivant avant de nous vendre un single des Musclés.
Il n’existait alors rien de mieux, pauvres de nous, que ces dessins-animés de science-fiction souvent médiocres mais enthousiasmants, épiques, cosmiques, le swag d’avant le swag, avec des voix françaises inoubliables comme Claude Giraud ou Jean Topard.

Et puis il y avait des génériques qui osaient tout, où le génial embrassait à bras le corps le mauvais goût.

Pour les besoins d’Univers en Travaux qui prépare sa troisième rentrée, j’ai participé au petit exercice de revival que voici : La Chanson de la Fédéflotte qui reprend les codes de cette période révolue avec ce qu’il faut, je crois, de nostalgie et de recul.

À la composition et au chant, comme d’habitude : Anthony Da Silva.

 

FEDEFLOTTE

Quand l’univers est menacé
L’ennemi s’en prend à la Terre
Un peu d’amour et d’amitié
Et un missile nucléaire Lire la suite

Le Set Barré

2 septembre 2014 | Événement

Mon complice Anthony da Silva n’est pas seulement un musicologue capable de gloser sur un accord de onzième barré renversé, de vous expliquer ce qui fait qu’un enchaînement d’accords est heureux ou pas, ou de vous montrer l’épiphanie que permet de ressentir un retard ou une anacrouse. Il n’est pas seulement le chanteur diaboliquement théâtral du groupe Cadmium dont je pense le plus grand bien (et dont je reparlerai quand sortira enfin leur premier album en 2015), il n’est pas seulement, non plus, le compositeur des musiques qui donnent vie à l’Univers des Enigmes de l’Aube…

Non, en plus de tout cela il est le Youtubeur « Vled Tapas ».
Sur sa chaîne, intitulée le Set Barré (facétieux jeu de mot), il s’adonne à l’analyse musicale de thèmes issus de l’univers du jeu vidéo qu’il connait comme sa poche. Armé de cravates redoutables et de bretelles inamovibles, il parle orchestration, arrangement, motifs, rythmes, acoustique (…) en permettant aux profanes de distinguer le lien subtil mais essentiel qui existe entre le fond et la forme, le tout sans dédaigner la blagounette et le non-sens (ah… merveilleuses séquences sépia).

Cerise sur le gâteau, il agrémente chacun de ses épisodes, en guise d’épilogue, de la reprise faite maison d’un thème comme Dr Who, Super Mario, Liberi Fatali, etc. Et le public en redemande.

Or donc voici qu’hier, pour la rentrée, il sortait sa nouvelle vidéo.

Aux connaisseurs de musiques, de jeux vidéos comme aux vagues amateurs, je conseille d’aller écouter ses quelques minutes de gai savoir.